The Vincent Black Shadow – Fears In The Water (2006)

The Vincent Black Shadow – Fears In The Water (2006)

Emy

janvier 30th, 2012

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Cette fois ci, encore une découverte de disquaire (dans le bac  « occasion à deux euros »…) qui prouve que certaines perles se cachent encore parfois dans des albums délaissés de tous. The Vincent Black Shadow, c’est un étrange mélange entre rock, pop et des mélodies qui pourrait s’approcher du métal (je prends toute mes précaution de ce côté là, ça n’est pas du métal, mais quelques arrangements évoquent ce genre musical)

Premier atout à double tranchant : la voix de la chanteuse, assurée, avec une personnalité marquée, et surtout pleine d’énergie. Elle contribue réellement à définir un des aspects important de la personnalité sonore du groupe, sans pourtant être d’une originalité exceptionnelle. Disons simplement qu’elle remplit son rôle. Bémol cependant : elle aura tendance à prendre, à mon avis, une place bien trop importante dans la composition, par les désormais bien connus effets de doublages vocaux et autres réutilisation et superposition de la même voix. Cependant, ces effets ne gênent pas trop l’écoute, et participe à la construction de la personnalité sonore. On aurait les aurait simplement préférés un peu moins présents, car ils ont tendance à alourdir certains morceaux (on pense à Don’t Go Soft) de même que les effets de voix, parfois un peu lourd.

Mais venons en plutôt à la vrai particularité de cet album. Il alterne avec brio des morceaux de rock qui emprunte parfois au garage ou au métal dans leurs instrumentations ou leur mélodie, un peu dans la veine d’un Ladylike Dragon pour prendre une référence française, avec des morceaux beaucoup plus pop qu’on pourrait éventuellement rapprocher de Sandy Thom, par exemple. Je m’explique, Prenez Valentine, vous retrouverez des accents de Nightwish dans l’instrumentation et l’utilisation des guitares, et dans la mélodie globale de la chanson. Considérez à présent la chanson précédente, Don’t Go Soft, l’ambiance est radicalement différente, beaucoup plus pop, ou même la suite, Broken, qui tente de mélanger avec plus ou moins de succès, les deux ambiances.

Au final, l’album est assez équilibré entre ces deux ambiances, tout en restant uni par une personnalité propre au groupe. On notera en outre une véritable recherche d’originalité tant dans les mélodies que les instrumentations, on peut par exemple citer l’utilisation du clavecin sur Bullet On The Track, chose assez rare pour un groupe de rock, ou les accents latino The road is going nowhere. Les quelques maladresses ou longueurs dans certains morceaux sont vite oubliées grâce l’énergie qui se dégage globalement. Il en va de même pour les petits défauts de composition. S’il n’est pas particulièrement varié, il a le mérite de suivre de grandes lignes directrices qui permettent de suivre la progression et les idées que le groupe a voulu développer. Assez original, avec quelques perles qui valent vraiment le détour, peut-être pas à posséder à tout prix, mais si vous passez à coté, n’hésitez pas, vous ne le regretterez pas.

Ma note : 7/10

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