De toutes les attentes qui ont pu m’embêter ces dernières années (et là je parle autant d’attentes amoureuses, financières, professionnelles, alouette), une des plus persistantes fut celle d’un nouvel album de Streetlight Manifesto. Vous comprendrez, je suis un fan fini. Un pur vendu, une âme corrompue, mon corps et mon esprit se nourrissent vicieusement de chacune des notes que le génie musical de Thomas Kalnoky a la générosité de nous livrer. Et si vous connaissez Streetlight Manifesto, vous savez que ce ne sont pas les notes qui y manquent. Alors, que dire de leur tout nouvel album, The Hands That Thieve?

Une bombe! Rien de moins! Toutes mes attentes, mes fantasmes, mes désirs musicaux sont comblés par ce vrai petit bijou de la musique ska v4.0 (les connaisseurs approuveront probablement mon idée selon laquelle Streetlight Manifesto, c’est plus que la troisième vague de ska). Car oui, bien qu’on puisse l’oublier par moments, tellement Kalnoky compose d’une manière originale, Streetlight Manifesto est, à la base, un band ska. Disons juste que c’est du ska surévolué, boosté aux hormones et shooté aux stéroïdes! The Hands That Thieve ne fait pas exception à la règle, se classant encore une fois au sommet des palmarès ska/punk rock. C’est un album complet et mature, quoi qu’évidemment fougueux et énergique. Du vrai bon Streetlight, comme on en redemande sans cesse. D’ailleurs, l’album commence en force sur The Three of Us (premier single), qui dès les premières notes, nous fait comprendre qu’on ne sera pas déçu. Les influences balkaniques de Kalnoky, originaire de Pologne, se font encore bien entendre, que ce soit dans les rythmiques, l’intonation de la voix ou les cuivres. D’ailleurs, parlons-en des cuivres : wow! Un vrai travail de maître, tout est brillamment composé et arrangé, au plus grand plaisir de nos oreilles.

Il est de ces groupes dont la nouvelle d’un imminent processus de composition nous fait frissonner d’angoisse, il est de ces groupes dont la venue d’un nouvel album nous fait trembler de peur, il est de ces groupes dont l’écoute de nouveau matériel nous fend le cœur. Et bien, Streetlight Manifesto n’en fait pas partie. The Hands That Thieve est bon de A à Z; chaque pièce, chaque note, chaque introduction et chaque refrain… tout est bon. Et que dire des textes? Toh-Kay, comme il se fait surnommer, nous démontre encore une fois que loin d’être un parolier vulgaire dépourvu d’intelligence, il  continue au contraire de toujours affiner plus une plume fine et efficace, sachant écrire des textes jouant entre philosophie et réalisme, au plus grand plaisir de tous.

Franchement, The Hand That Thieves, c’est de la bombe. Ne soyez pas surpris de le retrouver dans le top13/2013 de musixplore.

 

Ma note : 9/10 (parce qu’après tout, la perfection n’existe pas!)

Partager sur
Étiquettes